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Kristoff K. Roll

À l’Ombre des Ondes

Label: empreintes DIGITALes

Format: CD

Genre: Electronic

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€10.90
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Three pieces from 2011 by the French duo Kristoff K.Roll, made for headphones and an afternoon nap: “audio-talking naps” in which real dream narratives told by friends float through concrete sounds, field recordings and improvisation.

À l’Ombre des Ondes is a set of three “audio-talking naps” by Kristoff K.Roll, the duo of Carole Rieussec and J-Kristoff Camps, realized in 2011 at their studio Les ombres d’ondes in Frontignan. The music is meant for an unusual listening situation: on headphones, lying down or on a deck chair, anywhere from a bedroom to an airport hall, with the listener drifting towards sleep. The booklet gives instructions for the setting and even for group napping around a headphone amplifier.

At the heart of each piece are dream narratives entrusted to the duo by friends: Paul-Marie Plaideau in Méridienne allongée, Francis Vadillo in Récit de rêve, and Bogumiła Busnel, Jean-Michel Espitallier and Jade Bréchelière in Méridienne inclinée. Rieussec and Camps see a kinship between dreams and concrete music, since both ignore logical causality, and the sounds follow the same free path: the sea under a galloping horse punctuated by falling nails, whispers rising from a freeway, a fly circling inside a pachinko machine. Headphones make these images feel close and physical, “an illusion machine” in their words, while voices surface and sink below the sound.

The two long pieces run close to half an hour each, divided into named episodes such as Il y a de l’ombre sur les voix or Les amoureux, le vélo, la voiture et le deltaplane, with the shorter Récit de rêve between them.

Kristoff K.Roll was formed in Paris in 1990 within the turntable septet Arènes du vinyle. The duo moves between acousmatics, electroacoustic improvisation, sound theatre, radio art and installation, and in the 1990s helped bring the electroacoustic studio onto the stage as an instrument for live improvisation.

CD in OGpak, empreintes DIGITALes IMED 12118, 2012.

Details
Cat. number: IMED 12118
Year: 2012
Great electroacoustic art, and proof that this art, which at times can be abstract and methodical, can also be deeply human… and dreamy.Read more

The duo Kristoff K.Roll (Carole Rieussec and Jean-Christophe Camps) have always been incredibly talented at telling electroacoustic stories. They are soundtellers. And À l’ombre des ondes [“In the shadows of waves”] is (another) major opus. This CD features three pieces (28, 7, 27 minutes) designed as “audio-talking naps” to be listened to individually, at rest, on headphones. That’s what I did. Audio illusions playing with background sounds (a plane flying by, conversations of passers-by, insects), acousmatic treatments, soundworlds carefully woven to intrigue the mind, consciously and subconsciously, and through it all, dream narratives in French — sorry, non-French-speaking readers, but you will be missing out here. Great electroacoustic art, and proof that this art, which at times can be abstract and methodical, can also be deeply human… and dreamy.

Translated from French.

Un disque tendre, habité, féérique.Read more

Kristoff K.Roll est un duo français formé par J-Kristoff Camps et Carole Rieussec que l’on avait eu plaisir à voir en live lors de l’édition 2012 du festival Présences «électronique». C’est la première fois que l’on écoute leur musique sur disque et une surprise de les retrouver chez Empreintes Digitales, une structure québécoise renommée dont nous nous sommes déjà fait l’écho.

À l’ombre des ondes s’inscrit dans le cadre des “Siestes audio parlantes” développées par le duo. Avant tout présentées en live, ces pièces sont faites pour être écoutées au casque, allongé, les yeux mi-clos, déroulant un univers à mi-chemin entre rêve et réalité, conscient et subconscient, dans la brume de la somnolence. Ces travaux ont été présentés à de multiples reprises via un dispositif de 80 casques et autant d’auditeurs qui se sont notamment retrouvés à La Friche la Belle de Mai (Marseille) ou encore dans les jardins du Centre Pompidou—Metz.

Grâce à cet album il est désormais possible de se prêter au jeu de ces siestes à tout moment, chez soi, dans un parc, où encore sur la plage puisque l’on est en pleine période estivale.

Pour être franc, il vaut mieux être conscient quand on rédige une chronique, et nous n’avons pas encore écouté cet album en respectant les quelques conseils fournis par le duo. Pour autant, le plaisir est bien là et l’album se révèle vite attachant avec ces quelques personnes qui nous ouvrent les portes de l’intime en racontant leurs rêves.

À l’ombre des ondes n’est pas un disque comme les autres: le duo construit une musique ambient-concrète, particulièrement douce, feutrée, faite de field recordings, tonalités électroniques et narration. L’auditeur est projeté dans un parc ou jardin, un avion passe dans le ciel, des enfants jouent, les insectes chantent et un homme nous raconte son rêve. Une voix nonchalante, que l’on trouvera familière, sympathique, nous embarque dans les méandres d’un rêve, sa folie, ses revirements improbables, ses incohérences qui apportent à la fois humour et une douce folie. Le rêve débute par un avion au dessus de plantations, faisant écho aux enregistrements ambiants qui semblent être à la fois une illustration et un moyen de brouiller les pistes entre rêve et réalité.

Un train qui passe, des bruits de rue sous la pluie, des murmures sous la résonance de cloches, des pas dans des couloirs et escaliers, écoulement d’eau et clapotis contre la coque d’un bateau, puis un autre rêve, très descriptif, d’une ville imaginaire parcourue de canaux. Certains sont très précis comme ici, d’autres très vagues, flous, presque oubliés par leurs auteurs à l’image de l’hésitant Récit de rêve.

On ne saura pas expliquer pourquoi on est particulièrement sensible à certains rêves, moins à d’autres. L’histoire, la façon de la raconter, la fluidité, l’humour, la voix… Après une superbe séquence d’un néon qui claque, c’est le rêve d’une jeune femme qui retient notre attention, alors qu’elle voit débarquer des amoureux en vélo, en voiture, en deltaplane, avant de se voir investie d’une mission dont elle ne connait pas vraiment le but…

Un disque tendre, habité, féérique.

Après la fresque politique, les carnets de voyage et le portrait, le duo d’explorateurs électroacoustiques Kristoff K.Roll propose avec À l’ombre des ondes une expérience très insolite au travers de trois «siestes audio-parlantes», à savourer en position de dormeur éveillé.Read more

Après la fresque politique, les carnets de voyage et le portrait, le duo d’explorateurs électroacoustiques Kristoff K.Roll propose avec À l’ombre des ondes une expérience très insolite au travers de trois «siestes audio-parlantes», à savourer en position de dormeur éveillé.

Dans À l’ombre des ondes, disque scindé en trois fragments et fondé sur la mise en son(s) de récits de rêves, Kristoff K.Roll incise les parts d’un intime universel. En invitant l’auditeur à se placer en position de «siesteur», casque sur les oreilles, le duo formé par J-Kristoff Camps et Carole Rieussec souligne la nécessité de s’approcher — aussi bien physiquement que mentalement — le plus possible d’un état prédisposant au songe, proche de la semi-conscience, afin de capter au mieux ces sons «que l’on entend sans en déceler visuellement la cause».

Œuvre de musiciens-conteurs modernes, ce «cinéma pour l’oreille» se décline à la façon d’un documentaire poétique, ouvrant directement sur l’inconscient. Individuelle avec le disque, l’expérience particulière de l’écoute se vit collectivement en concert: 80 personnes allongées, reliées par câbles audio. Les deux artistes, improvisant avec sons et rumeurs environnants, construisent la toile des rêves du public. Les suspensions de la parole laissent l’auditeur prendre le temps de l’espace. L’écoute au casque permet de vivre un moment privilégié face à soi, temps suspendu, déambulation introspective hors du quotidien.

Le fil narratif du souvenir est un processus complexe et les textures sonores lui insufflent toutes ses dimensions. Oscillations, variations de vitesse, filtres, étagements, éclatement des images, spatialisation: la dramaturgie, précise, offre un riche contrepoint aux récits. Bruissements végétaux, résonances minérales, sons urbains… La musique rythme, court-circuite, étire. Les deux arpenteurs confèrent une nouvelle topographie aux reliefs et paysages mouvants, labyrinthe sonore dans lequel se perd la langue. Les témoignages ont le temps de se déployer et de se dissoudre dans les sons pour laisser libre cours à notre faculté de réinvention et agir, comme un charme, sur notre imaginaire.

CD de la semaine en partenariat avec La Gaîté Lyrique.

Carole Rieussec et J-Kristoff Camps sont les Kristoff K.Roll qui œuvrent depuis 1990 dans le domaine de ce qu’on appelle l’art sonore.Read more

Carole Rieussec et J-Kristoff Camps sont les Kristoff K.Roll qui œuvrent depuis 1990 dans le domaine de ce qu’on appelle l’art sonore. Compositeurs et improvisateurs, voyageurs aussi, militants, ce sont de doux rêveurs électroacoustiques efficaces comme le démontre une discographie sans faille et dont le contenu traduit l’avancé permanente de leurs pratiques et de leurs pensées. Il s’agit ici de la transposition en disque de l’expérience que vous pourriez vivre dans le contexte de leur dispositif des siestes, avec chaise longue et casque d’écoute. Une invitation au voyage de l’autre, celui qui parle, celui qui a mixé… invité d’étranges sonorités. D’ailleurs, il vous est fortement conseillé de vivre chez vous l’expérience telle qu’elle a été pensée: avec un casque sur les oreilles, assis dans une chaise longue… Ainsi vous devenez créateur de votre propre voyage; autorisez-vous à dormir, à rêver le rêve de l’autre… Belle expérience fortement recommandée qui vaut bien des thérapies…

Depuis [quelques] d’années, le duo formé par J-Kristoff Camps et Carole Rieussec imagine des siestes audioparlantes, «pièces é[éctroacoustiques pour une posture inclinée»: ces «compositions instantanées issues du paysage} pour 80 corps allongés» appellent un ailleurs restitué par casque dans un lieu propice à l’imaginaire (La Friche de la Belle de Mai à Marseille, les bords du lac de Neuchâtel, leRead more

Depuis [quelques] d’années, le duo formé par J-Kristoff Camps et Carole Rieussec imagine des siestes audioparlantes, «pièces é[éctroacoustiques pour une posture inclinée»: ces «compositions instantanées issues du paysage} pour 80 corps allongés» appellent un ailleurs restitué par casque dans un lieu propice à l’imaginaire (La Friche de la Belle de Mai à Marseille, les bords du lac de Neuchâtel, le jardin du château de Castries, la cour de l’ancien manège de La Chaux-de-Fonds…). [Un] précédent opus, Corazón Road transportait l’auditeur en Amérique centrale. À l’ombre des ondes convie à une plongée intime, «dans un monde, trouble à la temporalité floue» sereine, envoûtante, l’expérience nous embarque dans des récits de rêves loufoques, des «histoires» de villes plates et de Brigitte Bardot, des sons spatialisés, la fureur d’un train, des rires d’enfants ou un pas cadencé dans le gravier… Le duo entame actuellement une réflexion sur le théâtre sonore, à écouter sur le site kristoffk.roll.free.fr

La nuit a commencé à tomber, il y a déjà près de deux heures. On ne devine plus qu’une vague d’un sombre bleu, à l’horizon.Read more

La nuit a commencé à tomber, il y a déjà près de deux heures. On ne devine plus qu’une vague d’un sombre bleu, à l’horizon. Pourtant les volets sont déjà baissés. La télé du voisin diffuse des témoignages, mais je n’entends que «partiellement».. Les sonorités s’estompent dans les murs.

Ce disque est composé de trois compositions structurées sur la mise en son(s) de récits de rêves. Textures sonores, fil narratif, les suspensions de la parole laissent l’auditeur prendre le temps de l’espace. Le temps de s’évader dans son propre univers, en semi-conscience. Car les propos ici ne sont qu’un «prétexte» pour laisser libre cours à notre faculté de réinvention. Une invitation à «partir aussi».

Il fait désormais nuit. Il n’y a plus vraiment de bruits. Seulement un long sifflement. Les pensées s’envolent. Je n’aurais sûrement pas voulu être ailleurs qu’ici. Dans cette bulle.

In het kielzog van Pierre Schaeffers klankwereld opereert Kristoff K.Roll, een van de meest bijzondere en voortreffelijke duo’s.Read more

In het kielzog van Pierre Schaeffers klankwereld opereert Kristoff K.Roll, een van de meest bijzondere en voortreffelijke duo’s. De twee maken electro-akoestische muziek waarin improvisatie en field recordings centraal staan en daarbij reizen ze op een dichterlijke manier in geluid. Dat lijkt wellicht academisch, maar deze musique concrète toont een opvallend menselijke en verhalende maat.

Op À l’ombre des ondes presenteren Carole Rieussec en J-Kristoff Camps twee lange delen en een kortere compositie die bedoeld zijn voor beluistering met hoofdtelefoon. En dat eigenlijk ook in steeds wisselende houdingen. De drie stukken zijn nadrukkelijk bedoeld als verschillende werelden.

Toch is op het album weinig tot geen sprake van onsamenhangendheid. Aan de schaduwkant van de golven uit het dagelijks wakend leven staan de dromen in het centrum van de aandacht. Diverse mensen vertellen — spoken word — over hun geslapen avonturen; soms klinkt daarin verbazing, verwondering of verwarring door, een andere keer juist humor. Deze kleurrijke verhalen krijgen gezelschap van zeer spaarzame, onvermoede geluiden die textuur en contrast opleveren binnen en tegenover het narratief.

Waar À l’ombre des ondes afgesloten van de buitenwereld beluisterd wordt, schept het album een universum in geluid en tekst, dat van een dermate indringende poëtische kracht is dat de dromen virtueel ‘tastbaar’ of ‘waar’ worden. Lopend, zittend of liggend luisteren verandert daadwerkelijk de appreciatie en interpretatie van de gedichten in klank, waardoor de luisteraar op een intrigerend koord balanceert tussen waken en slapen (lees: dromen). Omdat deze dagdromerige caleidoscoop nooit hetzelfde ‘beeld’ oplevert, grijp je met bijna kinderlijk genoegen steeds weer terug naar dit album om je mee te laten voeren in een fabelachtige tocht door de verbeelding van het duo, de personen die vertellen en je eigen fantasie.

Du label québécois empreintes DIGITALes nous parviennent le plus souvent des déclinaisons électroacoustiques de belle tenue, une sympathique habitude que confirme À l’ombre des ondes du duo français Kristoff K.Roll.Read more

Du label québécois empreintes DIGITALes nous parviennent le plus souvent des déclinaisons électroacoustiques de belle tenue, une sympathique habitude que confirme À l’ombre des ondes du duo français Kristoff K.Roll. Telle une transition où des field recordings à la Chris Watson, magistralement enregistrés siouplait, s’imbriquent dans les interviews prenantes de quidams racontant leurs rêves (Brigitte Bardot, mission dans les marais ou copine arrosant les plantes), Carole Rieussec et J-Kristoff Camps virevoltent entre les genres. Parfois, le transfert explore des mots en mandarin, (très) majoritairement, la langue de France Culture est à l’honneur. Invités à la réception des deux pièces principales, chacune chronométrée un peu sous les 30 minutes, en sus de la bien plus courte deuxième plage, Luc Ferrari et Pierre Schaeffer doivent sacrément apprécier l’héritage, tapis dans l’ombre et oreilles discrètement ouvertes. À écouter impérativement au casque pour être hyper content.

Träume gehören niemandem, so Carole Rieussec und J-Kristoff Camps, Pariser Klangkünstlerpaar, in den Liner Notes ihres zweiten Albums fürs Flaggschiff-Label der Akusmatik.Read more

Träume gehören niemandem, so Carole Rieussec und J-Kristoff Camps, Pariser Klangkünstlerpaar, in den Liner Notes ihres zweiten Albums fürs Flaggschiff-Label der Akusmatik. Schon bevor man das Album anhört, spürt man an ihrem Umgang mit dem brillianten, aber strengen Coverformat, dass man sich hier auf etwas Besonderes einlässt. Die Traumerzählungen, deren Aufnahmen diesen drei wunderschönen Klangspaziergängen Schwerpunkte verleihen, beweisen auch, dass Träume allen gehören: Man erkennt sich selbst in ihnen wieder (Französischkenntnisse vorausgesetzt). Dazu führen sie durch vielerlei Räume und Raumschichtungen, bevölkert von gedämpften Stimmen, Landschaftsaufnahmen, weichen Drones, folgt dabei unterschiedlichsten Bewegungen, Schrittgeräuschen, zuweilen brechen elektronische Verfremdungen die Zuordenbarkeit auf. Komponiert für Kopfhörer, dösend, gern an öffentlichen Plätzen, zielen Kristoff K.Roll mit ihrem Feuerwerk von Assoziationen auf losgelöste Sinnlichkeit und verkörpern dabei den natürlichen Zusammenhang von Luc Ferraris Erbe mit Halbschlaf-Musiken von Björks Vespertine über Rancho Relaxo zu DJ Olives Sleep-Serie und überhaupt einer experimentellen Nachtradio-Tradition. Interessant, wie Yannis Kyriakides jüngster Zugang auf dessen “Dreams” weit davon entfernt landet.

Headphones become an entrance ticket for a sort of representation within representation by means of this bizarre release by Kristoff K.Roll (J-Kristoff Camps and Carole Rieussec), who focused on so-called dream narrative, not properly on dreams themselves.Read more

Headphones become an entrance ticket for a sort of representation within representation by means of this bizarre release by Kristoff K.Roll (J-Kristoff Camps and Carole Rieussec), who focused on so-called dream narrative, not properly on dreams themselves. Their weaving of really immersive field recordings and inoculated frequencies lies on the perceptive threshold between outer happenings (hoo-ha or voices which sounds like coming from wide halls of consciousness before blackout and random dream assemblage, interferences of television broadcasting, traffic noises, chirping birds, barking dogs and so on are so perfectly rendered that listeners are going to experience a really immersive listening) and inner transfiguration which characterizes the half-sleep and dream states during occasional naps from the viewpoint of a napper, so that auditory stimulations get deliberately warped while each napper reports its own dream as a tagline and preface (in French) to the following sonic probing over the three long lasting tracks. Dreams or it’s better to say the deforming lens of dreams look like the real source of sounds, which awakens speechless archetypes, which inhabit inner depths of napper’s mind and resurface from the creases of senses while dozing under the perogla of frequencies. The final result is really interesting and the duo is so aware of it, that Carole and J-Kristoff are planning to buld a proper library of dream narrative by inviting listeners to record their own dream reports and some audio files to request a personal recording session to them. Just check À l’ombre des ondes and submit your file into this bizarre library in case you got intrigued by their odd sound concept.

À l’ombre des ondes, de Kristoff K.Roll (J-Kristoff Camps et Carole Rieussec), est une invitation à la rêverie. Des hommes et des femmes sont invités sur une méridienne (pour ne pas dire un divan, ce qui ferait de nous, auditeurs, des psys incompétents) à nous parler de leurs rêves.Read more

À l’ombre des ondes, de Kristoff K.Roll (J-Kristoff Camps et Carole Rieussec), est une invitation à la rêverie. Des hommes et des femmes sont invités sur une méridienne (pour ne pas dire un divan, ce qui ferait de nous, auditeurs, des psys incompétents) à nous parler de leurs rêves.

Il est difficile de raconter des rêves, pour cela il faut choisir les bons mots. Il faut aussi se concentrer pour ne pas être dérangé par le bruit d’un avion qui passe ou par celui de pas sur le gravier. Mais certains n’hésitent pas. Un homme dit qu’il a rencontré Brigitte Bardot pendant la guerre, que celle-ci vendait ses meubles. Une femme raconte son exploration de villes qui n’existent pas. Un autre homme avoue rêver érotique. Une autre femme se souvient avoir perdu ses amis et s’être retrouvée seule dans une ville inconnue… Il y aura d’autres histoires, mon intérêt variera – je m’aperçois que le son de la voix et les intonations (trop «jouées» parfois) peuvent avoir un effet néfaste sur mon attention.

Les ombres sont courtes comme les ondes, même si l’on peut y trouver une certaine fraîcheur. Mais lorsqu’on décroche, c’est l’imagination (je veux dire, le beau bruitage) de Kristoff K.Roll qui nous rattrape. Le bois qui craque, l’eau qui endort, me convainquent de me laisser aller. Une foule parle fort, le soleil est aveuglant. «Je suis photographe d’animaux sauvages ayant pris place dans des voitures». Est-ce le rêve d’un autre étranger ou bien le mien qui commence?

Dieses Duo aus Paris existiert seit 1990 und beschäftigt sich mit elektronischer Klangerzeugung und Klangkunst. Zumindest auf Ihrem neuen Werk À l’ombre des ondes kommt eine Art Spoken Word Komponente dazu.Read more

Dieses Duo aus Paris existiert seit 1990 und beschäftigt sich mit elektronischer Klangerzeugung und Klangkunst. Zumindest auf Ihrem neuen Werk À l’ombre des ondes kommt eine Art Spoken Word Komponente dazu. Bevor ich den fast unmöglichen Versuch starte, dieses Werk zu beschreiben eines vorweg: Der Hinweis auf dem Album, es sei für den Kopfhörer gemacht, ist sehr wichtig. Dieses Tondokument haut einem bei dem Genuss unter Kopfhörer rein klanglich weg. Die Sounds, Geräusche und auch musikalischen Fragmente umschwirren einen wie ich es selbst bei Surroundaufnahmen noch nicht gehört habe.

Die Basis der 2 fast halbstündigen sowie dem 7 Minuten Stück sind jeweils surrende und brummende Elektronik. Über diese legt das duo hauptsächlich zwei Komponenten: 1.) eine dezent zusammengesampelte Geräuschkulisse aus Stimmen, Wasserrauschen, Stadtlärm und sonstigem und 2.) sehr angenehm und ruhig gesprochene Textpassagen. Da ich dem französischem leider nicht mächtig bin, kann ich über den Inhalt leider nichts sagen, die Stimmen kommen jedoch klar und deutlich und angenehm gesprochen daher. Zu diesen Hauptkomponenten mischt das Duo dann und wann auch eine seltsame Form der Rhythmik und lässt aus den Geräuschen, Stimmen und Sounds sogar so etwas wie Melodien erwachsen. Keine herkömmlichen, doch der Hörer hat im Gegensatz zu anderen Werken dieses Genres nicht den Eindruck, ständigen Geräuschen ausgesetzt zu sein, sondern einer spannenden Entwicklung folgen zu können. Und zumindest beim ersten Hören zuckt man häufiger Zusammen, wenn dann plötzlich von ganz weit hinten tief dunkle Perkussive Schläge kommen.

Ich möchte diese Scheibe als klangliche Erfahrung anpreisen. Ein perfekteres Kopfkino aus der Welt der Geräusche habe ich bisher noch nicht zu Ohren bekommen. Wie immer bei CD empreintes DIGITALes wird das Release durch das schöne Pappcover + die mit vielen Informationen bestückten Inlays veredelt.

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